F6HCC
L'ondemètre à absorption
Il s'agit d'un appareil "passif".
Comme son nom l'indique il "absorbe" l'énergie produite par un circuit oscillant.
Lorsque l'ondemètre est accordé sur la fréquence du circuit cette énergie fait dévier l'indicateur.
Une petite antenne permet de l'utiliser en indicateur de champ (champmètre).
Le schéma
C'est le schéma de base du récepteur de radio.
Un circuit accordé LC reçoit la haute fréquence.
La haute fréquence est redressée par une diode au germanium (faible tension de seuil).
La tension continue fait dévier l'indicateur.
Au maximum de déviation on lit la fréquence sur le bouton gradué du condensateur variable.
Construction
Rien de compliqué il suffit de suivre le schéma.
Les bobines:
n°1 (3,5 à 9 MHz): 18 spires de fil émaillé 0,4 mm sur un support diamètre 20 mm
n°2 (8 à 22 MHz): 7 spires
n°3 (16 à 40 MHz): 3 spires
L'indicateur est un 120 µA / 850 ohms (ordre de grandeur). On peut en récupérer sur divers appareils (indicateurs de matériel audio, mini-voltmètre par exemple).
La diode est un modèle au germanium (OA85, OA90, OA95...).
Le condensateur variable peut être récupéré sur un vieux poste "PO-GO".
Pour les 3 premières gammes on connecte les 2 parties du CV en parallèle et seulement la capacité la plus faible pour les VHF avec la boucle.
L'antenne a une longueur d'environ 20 centimètres.
Pour graduer le bouton du condensateur variable le mieux est de disposer d'un générateur, sinon utiliser un oscillateur à quartz ou un émetteur sur charge fictive.
Cet appareil est (était) obligatoire pour toutes les stations de radioamateurs.
En effet il permet de s'assurer que l'émetteur de construction "maison" émet bien dans la bande souhaitée et non sur un harmonique.
Par exemple un émetteur piloté par un VFO sur 7 MHz suivi d'un étage doubleur de fréquence doit émettre sur 14 MHz.
Une erreur sur l'accord du circuit doubleur peut produire du 7, du 21, du 28 MHz, etc.